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Marche de soutien: Talon dit pourquoi il ''laisse faire''

Yao Hervé Kingbêwé
publié le May 18, 2018

Depuis le Vatican où il a été reçu en audience ce vendredi 18 mai 2018, le chef de l’Etat béninois s’est exprimé sur les marches organisées récemment pour soutenir ses actions. Hostile à ces marches, le président Talon a dit pourquoi il laisse faire.

marche-soutien-prd-talon Image de la marche de soutien du PRD au président Talon

 

Le Chef de l’Etat béninois n’aime pas les marches de soutien à ses actions. Depuis Rome où il s’est rendu dans le cadre d’une visite officielle au Vatican, le président Patrice Talon l’a une nouvelle fois fait savoir ce vendredi 18 mai sur Radio Vatican. « Je n’aime pas, je ne souhaite pas. Je trouve que ça n’apporte rien au développement que de soutenir publiquement un président à travers les médias, les places publiques pour ses louanges », a déclaré le président béninois.

Dans son projet de réforme constitutionnelle, Patrice Talon avait mis un article interdisant ces marches. La réforme, on se rappelle, a été rejetée par le Parlement sans qu’elle ne soit examinée. Malgré cet échec, le président Talon affirme n’avoir pas changé d’avis la question. « J’ai souhaité à bout de fer faire une révision constitutionnelle pour faire instaurer ce souhait que le peuple, la rue ne soient pas instrumentaliser au profit du président, pour sa gloire et ses louanges. La réforme n’est pas passée mais je suis dans cette même dynamique », a fait savoir le président béninois.

« Rien ne l’interdit »

Qu’il les aime ou non, les marches de soutien aux actions du président de la République très fréquentes sous le régime de l’ex-président Yayi ont refait surface. «J’aurai bien voulu que ce ne soit pas le cas », a confié Patrice Talon soulignant que c’est d’ailleurs pour cela qu’il avait souhaité la réforme constitutionnelle. « Mais rien ne l’interdisant, vous comprenez combien il m’est difficile de faire le tour des amis, des partisans, de ceux qui se reconnaissent en moi et qui approuvent mon action, de leur interdire à chacun de se manifester », a déclaré le président béninois faisant savoir qu’il « laisse faire parce que rien ne l’interdit désormais ».