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Bénin-Poursuite d'ex-ministres: le parti FCBE fait une remarque dans le dossier coton

Yao Hervé Kingbêwé
publié le Sep 22, 2018

Lors d’une sortie médiatique ce samedi 22 septembre 2018 à Cotonou, le parti FCBE, formation politique de l’ex-président Boni Yayi, s’est prononcé de nouveau sur « l’acharnement contre certains anciens ministres et cadres FCBE ». A l’occasion, le parti est revenu sur le dossier coton pour évoquer un fait surprenant.

atchade L'He Nourenou Atchadé, Secrétaire à la communication du parti FCBE (Ph:Dr)

Dans le dossier relatif au scandale présumé d’environ 125 milliards FCFA dans la filière coton, il y a quelque chose qui laisse pantois le parti Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Face à la presse nationale et internationale samedi 22 septembre 2018 à Cotonou, le parti de l’ancien président Boni Yayi qui dénonce un « acharnement » politique contre certains anciens ministres et cadres a dit être étonné au regard des personnes poursuivies par la justice dans ce dossier qualifié de « Cotongate » par les médias locaux.  

« La surprise de ce dossier est que les présidents des comités ainsi que le ministre de l’agriculture d’alors qui sont au cœur même des campagnes cotonnières, ne sont nullement inquiétés », a déclaré le parti FCBE lors de sa sortie médiatique.

Dans ce scandale financier présumé mis au grand jour par le pouvoir Talon en Conseil des ministres fin juin 2017, trois ex-ministres et députés FCBE sont poursuivis. Il s’agit de l’ancien ministre de l’Agriculture Fatouma Amadou Djibril, du député Idrissou Bako, ancien directeur général de la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA) et de l’ex-ministre de la Justice et actuel député Valentin Djènontin Agossou.

Levée d’immunité et poursuite devant la Haute cour 

Accusés d’avoir substitué des adjudicataires ayant régulièrement été retenus au terme d’appels d’offres par d’autres n’ayant pas concouru, les anciens ministres Valentin Djènontin Agossou, Secrétaire exécutif du parti FCBE, et Fatouma Amadou Djibril devront très prochainement se défendre devant la Haute cour de justice.

Le 13 septembre dernier, le parlement béninois a autorisé leur poursuite devant cette juridiction compétente pour juger les membres du Gouvernement. Quelques semaines plus tôt, le Secrétaire exécutif national du parti FCBE perdait son immunité parlementaire, de même que le député Idrissou Bako. Cela, regrette le Secrétaire à la communication du parti de l’ancien président Yayi, « en dépit du fait que la commission parlementaire n’a retenu aucune preuve de sa culpabilité »

Revenant sur l’historique de ce qu’il qualifie de « massacre », le parti souligne que  c’est au lendemain de son congrès à Parakou début février que la « campagne d’intoxication » méthodiquement lancée contre des anciens ministres et cadres FCBE a commencé.

« Le second motif qui justifierait l’acharnement contre le parti est, sans conteste, le rôle déterminant joué par ses députés lors des flops successifs qu’a connus la révision de la constitution le 4 Avril 2017 et le 5 Juillet 2018 », a indiqué le parti qui dit « payer donc au prix fort son engagement à préserver les acquis de notre démocratie contre toute tentative de remise en cause de ses fondamentaux »